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Edition du mercredi 23 juillet 2014

Beyond Good and Evil

lundi 15 mars 2004, par Shotgun

Il avait disparu depuis quelques années. Michel Ancel (et son équipe), créateur de Rayman, nous revient enfin avec un nouveau jeu. Et nous prouve une fois de plus que la "french-touch" n’est pas morte, loin de là.

Bienvenue dans Beyond Good and Evil

Bienvenue sur Hyllis, petite planète minière où il y fait bon vivre, les humains y vivent en parfaite harmonie avec la nature, et vous trouverez sans aucun mal un peu de calme et de paix. C’est ici que se trouve l’héroïne du jeu : Jade, journaliste et photographe de son état. Accompagné de son oncle Pey’J, monsieur bricolage du jeu au léger caractère de cochon, elle élève des enfants devenus orphelin par la suite d’un conflit qui fait rage dans le système. Mais le calme est de courte durée, la guerre contre les méchants pas beau aliens que sont les DomZ, est aux portes de la planète. Hyllis subit donc des attaques fréquentes des DomZ. Et se ne sont pas les sections Alpha, pourtant censé protéger la planète, qui font preuve d’efficacité. C’est à se demander s’il n’y a pas une conspiration là dessous. Poussez par son instinct de journaliste (et l’urgence de remplir le compte en banque), Jade décide de partir à l’aventure en quête de vérité... Pour la suite, c’est à vous de le découvrir au travers d’un scénario d’une rare qualité. On est très loin des formatages habituelles. Celui-vous réservera de multiples surprises et n’hésitera pas à vous remuer les méninges.

Un esprit saint dans un porc saint

Dès les premiers moments du jeu on reconnaît la griffe de Michel Ancel et de son équipe. L’univers du jeu est en effet très coloré, originale, fantaisiste, poétique mais également très cohérent et comprend un petit zeste d’humour... On pourrait même dire qu’il est tout droit sorti d’un rêve, avec une parcelle de cauchemar. Ainsi humain "normale" côtoie homme-cochon, homme-rhinocéros Rastat et mécano ou encore bien d’autres spécimens du même type. La faune et à la flore n’est pas non plus avare en joyeuseté du même genre, certaines bestioles nous font bien frissonner tandis que d’autre nous font bien marrer. Sachez d’ailleurs qu’une partie du jeu consistera à photographier tout être vivant à porter d’objectif, et croyez moi il y de quoi remplir plusieurs pellicules. Le design de la planète est très cartoon. La ville n’est pas sans rappeler un certain Blade Runner, mais version dessin animé. Tout en restant assez réaliste et proche de notre univers actuel. Pour un peu, on se croirait dans un film de Miyazaki, mais on pourrait aussi dire que le jeu ressemble à un The Nomad Soul version plus soft et plus fantaisiste. Bref vous l’aurez compris les influences sont très nombreuses et nous montre que le créateur a été bien inspiré.

Chez Mammago on trouve de tout

Ce qui fait de BG&E un jeu d’exception, c’est son mélange des genres. Aventure, exploration, infiltration, course, shoot, plate-forme. Tous ces styles se suivent sans accro et dans la plus parfaite harmonies sans pourtant jamais être poussez à l’extrême. Inutile donc de chercher dans les phases d’infiltrations du Splinter Cell pur et dur, mais elles vous apporteront tout de même votre quota de sueurs froides et de frisson, grâce à une IA bien travaillé. De même que les phases de courses ne demande pas de gros effort, toutefois vos adversaires les rendront très tendue et n’hésiteront pas à vous projeter sur le bas côté. Explorer la planète n’est pas non plus un gros challenge, la zone de jeu est en effet assez petite, mais trouver toutes les perles ou encore photographier tous les animaux rares vous demandera d’être très attentif. Et peu continuer un moment comme ça, tant tous les genres sont jouissifs et très accessible. Tous ceci étant en grande partie due à une jouabilité sans faille et instinctive. Jade se contrôle aux doigts et à l’œil sans la moindre restriction (rare chez une femme) que se soit dans les phases d’exploration, de combat ou encore d’infiltration. Pour le contrôle de l’hovercraft c’est la même chose, pas besoin d’avoir son permis pour le piloter convenablement. On peut même donner, quand cela est possible, un ordre à son équipier. Mais cela est souvent réduit à simplement effectuer une action spécifique. Bref c’est d’une facilité de contrôle déconcertante.

Faut pas casser le binôme

Evidemment un bon gameplay aussi géniale soit-il, n’est pas grand chose sans une bonne réalisation. Graphiquement le jeu est vraiment superbe, et très coloré. Le design des véhicules, bâtiments, personnages et animaux sont très bien modélisés et détaillés. Les effets graphiques sont également superbes, notamment durant les phases de combat où certains coups spéciaux sont accompagnés d’une myriade d’effets lumineux du plus bel effet. Franchement le jeu est vraiment très propre de ce côté, la fluidité est exemplaire et les chargements ne sont que très brefs, le jeu contient bon nombre de reflet et les graphismes sont d’une grande finesse. Malgré cela on sent tout de même que la Xbox n’est pas réellement exploitée à fond et que BG&E aurait pu être plus beau, mais il reste néanmoins l’un des plus beaux jeux de la console. Comme bon nombre de jeu de se type, la caméra joue un rôle important. Libre dans la majorité des cas, elle se place pourtant automatiquement de temps à autre à certain endroit afin de donner une meilleure vision de l’action. Cela est souvent le cas dans les phases d’infiltration, mais aussi de combat où parfois même un effet de ralenti vient se rajouter. Ajoutons à cela un son qui à lui aussi bénéficier, tout comme le reste, d’une grande attention. Celle-ci change en fonction de ce qui se passe au cours du jeu, plus douce et mélodieuse pendant les phases d’exploration, elle devient plus rythmé durant les phases de course ou les combats, ou encore plus pesante durant une infiltration. Et je vous parle pas des doublages tout simplement excellent, surtout la voix de Jade qui n’est autre que celle d’Emma de Caunes. Tous ceci nous offre donc une plus grande immersion et une mise en scène exemplaire, qui nous prouve que BG&E possède une très bonne qualité de finition.

Ca sent le jambon fumé

En me relisant je me rends compte que je n’ai pas donné un seul mauvais point à l’encontre de BG&E. Et pourtant le jeu possède (malheureusement) quelques défauts. Le plus visible est sans aucun doute le fait que le jeu ne se déroule pas en plein écran. On a plutôt l’impression de le voir en 16/9ème, un choix quelque peu bizarre. Ne vous laissez pas non plus influencer par l’aspect "liberté d’action", certes on est assez libre dans le choix de nos mouvements mais certaines actions nécessitent d’être exécuter dans un certain ordre et pas un autre. Pour finir il y a également sa courte durée de vie, une dizaine d’heures suffisent pour voir le générique de fin. Faut dire que le jeu n’impose pas un niveau de difficulté très haut et les gros gamer n’éprouveront aucun mal. Du coup la question qui survient une fois le jeu finit est : "A quand une suite Mr Ancel ??".

Portfolio

< : R é c a p i t u l a t i f : >

Note globale
18/20

- Graphisme : 17/20 : C’est très joli, original et détaillé. Même si on sent bien que le jeu ne profite pas à fond de la console.

- Son : 17/20 : Tantôt mélodieux, tantôt rythmé, des doublages excellents, la bande-son est remarquable.

- Jouabilité : 18/20 : Que ce soit durant une séance d’infiltration, de combat, de course ou encore d’exploration, la prise en main est d’une très grande facilité.

- Durée de vie : 14/20 : 8 à 10 heures suffisent pour en venir à bout, c’est court. Dommage. A quand une suite ?

C’est un titre à posséder d’urgence surtout à ce prix, un véritable coup de cœur qui mérite bien d’être un hit, en bref :
Beyond Good and Evil est un petit bijou à petit prix pour grande aventure et grand frisson. Et là tout est dit.

 

Note des lecteurs :