

mardi 4 mars 2008, par Bragon
Après le succès du dernier Call of Duty, la team d’Infinity Ward arrivera t’il à surpasser l’attente depuis de nombreux mois des fans souhaitant acquérir ce nouvel opus ? Le choix d’une guerre moderne fut-il judicieux ? Réponse dans ce test.
Jusqu’ alors la série des COD ce déroulait durant la 2ème guerre mondiale. Un thème vu et revu qu’Infinity Ward a décidé de laisser de coté pour passer à la guerre moderne, une très bonne idée qui permet à une série en perte de vitesse de se renouveler. Un conflit fictif mais plausible qui nous place au contrôle des marines américains et des SAS britanniques (les uns plutôt bourrins, les autres plutôt commandos) face à des terroristes islamistes dont on a tous entendu parler ces dernières années. Cette guerre prend place dans un scénario très bien amené par les développeurs,et qui, il faut l’avouer est tout simplement l’un des meilleurs qu’il m’ait été donné de voir dans un FPS réaliste. Scénario qui s’autorise même des flash-back dans une mission commando à Tchernobil, un trip sniper haletant. Une très bonne campagne bien que très courte pleine de rebondissements en tout genre. Ici on ne s’ennuie pas une minute, tiraillé entre la guerre à grande échelle épaulé par les marines ou le petit groupe commando SAS qui agit dans la nuit, mais qui finalement combat à découvert la plupart du temps. Dans cette guerre moderne les armes le sont aussi. Au nombre d’une vingtaine elles sont assez diversifiées pour nous faire passer de bons moments sans avoir l’impression de se battre avec toujours les même armes (comme c’est le cas dans d’autres FPS). On peut aussi signaler un mode arcade amusant mais qui ne restera pas dans les annales car reprenant à l’identique la campagne principale.
Autre très bon point, les balles traversent enfin les murs...Ca ne représente pas grand chose mais enfin nos balles tuent un ennemi caché derrière une plaque de tôle ou un carton. Ces mêmes balles détruisent aussi les voitures, même si ce point n’est pas assez poussé et certaines fenêtres restent désespérément indestructibles. Je peux aussi parler de la jouabilité qui mis à part quelques légers contrôles bizarres est tout simplement parfaite. Courir, tirer, sauter et tuer ses ennemis n’ont jamais été aussi faciles. Le tout sublimé par de très bons graphismes, malgré des imperfections et des textures pas toujours très belles. Nous avons aussi le droit à une bande son exceptionnelle... quand on fait les niveaux pour la 1ere fois, car c’est là que le bât blesse.
Hé oui le jeu n’est pas parfait loin de là. Car malgré une magnifique campagne très (très) courte on s’ennuie vite. COD4 étant un jeu très scripté (événements prévus d’avance),on fait la campagne une fois mais on n’y reviendra que très rarement. Et pour ceux qui ne jouent pas en ligne il faudra réfléchir à 2 fois avant de dépenser 70 euros dans ce jeu. Pour ceux qui vont jouer en ligne une fois la magnifique campagne terminée, vous allez vous éclater dans un mode multi sur le Xbox live, très réussi, avec une grande communauté de joueurs (la 1ère du Xbox live) et des ajouts (armes, bombardements...)exclusifs au jeu en ligne. Dans la liste des défauts on peut aussi rajouter que malgré un bon graphisme le jeu manque de personnalité. Il est trop classique et facilement comparable avec MOH qui avec son dernier titre a su nous montrer que cette série n’était pas morte.
Les développeurs d’Infinity Ward nous proposent un bon jeu sans aller assez loin (gestion des dégats limités...)... Je dirais simplement pour finir que les joueurs de FPS peuvent se lacher sur ce jeu en attendant un très prometteur « Frontlines Fuel of War »
Bande son : 16/20
Jouabilité : 18/20
Graphismes : 15/20
Durée de vie : 12/20 (17/20 avec le multi en ligne)
Ce n’est pas sans surprise que ce 4ème opus des Call of Duty arrive à se hisser parmi les hits des FPS. Malgré un scénario très court, la réalisation du titre n’en demeure pas moins excellente. Ajouter à cela un mode multijoueur qui promet de bonnes parties de plaisirs sur le Xbox Live. Un titre à acheter les yeux fermés.