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Edition du samedi 5 juillet 2008

Crimson Skies

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jeudi 25 novembre 2004, par Shotgun

Après avoir été un jeu de plateau puis un jeu PC, tous deux ayant connu le succès, Crimson Skies vient planer sur notre Xbox. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Préparez-vous donc à avoir la tête dans les nuages et à trouer de plombs tout ce qui vole dans un univers très riche. Reste seulement à savoir si cette vie de pirates mérite que l’on s’y attarde...

Le Mad Max aérien des années 30

Crimson Skies, c’est avant tout un univers à nul autre pareil. Un monde alternatif qui aurait pu être le nôtre, à la fois unique et vivant. A tel point qu’il aurait été (ou serait, ne sait-on jamais) parfait pour un MMORPG (jeu de rôle massivement multijoueur). Nous sommes dans les années 30, la crise 1929 a eu raison des Etats Unis. Désormais désunies, les différents Etats-nations défendent leurs régions et ne cessent de se combattre entre eux. L’automobile étant devenue un moyen de transport bien trop dangereux du fait de la destruction des routes et des ponts, les hommes se sont tournés vers le ciel. Ce sont donc désormais les Zeppelins qui sillonnent le ciel tel des paquebots marchandises et personnes à leur bord. Tandis que les petits avions servent de transports personnels. Dans ce monde en proie au chaos, seul les pirates de l’air ont sut tirer bénéfice de la situation. De nombreux gangs se sont ainsi formés, tous se livrant aux pillages et partant en quête de fortune, le tout dans une ambiance très hollywoodienne, pulp et teintée d’humour.

Nathan Zachary : pirate au grand cœur

Mais aussi coureur de jupons, joueur invétéré et surtout pilote hors normes. On pourrait aussi ajouter qu’il a des allures d’Indiana Jones. Chef des Fortunes Hunters, ce dernier passe ça vie à voler les riches pour se remplir les poches avec l’aide de ses compagnons. En clair, le héros du jeu que vous allez incarner. Et franchement ce n’est pas déplaisant, malgré le fait qu’au début du jeu il va nous falloir reprendre le Pandora (votre Zeppelin et accessoirement votre maison) perdu bêtement au poker. Un peu la honte pour un chef de cette envergure non... Mais l’aventure ne commencera réellement qu’avec l’assassinat de votre vieil ami le professeur Fassenblender. Ce dernier avait mis au point un appareil révolutionnaire, mais qui attira l’attention de gens pas très clair dont un ancien rival du professeur. Vous voilà donc lancé dans une aventure trépidante et épique sur fond de vengeance digne des meilleurs films d’aventures hollywoodiens.

Crimson Skies, un GTA simplifié

A première vue, on pourrait penser que le jeu se déroule à la manière d’un GTA. On arrive dans une citée située dans un environnement original dans lequel on est libre de choisir nos missions et leur ordre d’exécution. Ou alors d’aller vaquer à d’autres occupations (exploration, pillage etc.) Malheureusement, cette liberté, bien que présente, montre vite ses limites. Le jeu restant très linéaire et très proche de sa ligne scénaristique. Inutile donc de penser à piquer un avion à son propriétaire en plein vol, tout au plus vous pourrez en voler à des emplacements bien précis. C’est un peu dommage, mais comme l’histoire se suffit à elle-même on ne peut qu’apprécier. Autre élément proche du gameplay GTA, celui du système des sauvegardes. Tout simplement sans prise de tête puisque automatique. En clair, une sauvegarde se fait automatiquement après chaque mission ou à des moments importants. Mais ces dernières étant temporaires, il nous faut donc se rendre de temps en temps au Pandora où la sauvegarde sera dès lors définitive. Malheureusement on ne peut revenir à une sauvegarde plus ancienne.

On fait quoi chef ?

Si l’aspect principal du jeu se déroule selon une succession de missions, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’autres occupations disponibles. Il faut savoir prendre son temps entre chaque mission pour explorer les différentes zones, qui au demeurant sont très variées et aux paysages magnifiques. En effet cela pourrait être très bénéfique. Repérer les emplacements des divers bonus vous sera utile lors des combats. Tandis que les jetons (sous la forme du badge Crimson Skies) permettent d’améliorer vos différents avions que vous trouverez (ou plutôt volerez). Ces derniers sont d’ailleurs plutôt nombreux et également variés et typiques des années 30. Bien que certains puissent sembler un peu surréalistes, leur présence est en parfaite adéquation avec cet univers déjanté. Mais surtout ils possèdent des caractéristiques qui leur sont propres, voir même leur propre personnalité. Mais bien sûr, comme tout pirates qui se respecte, rien ne vous empêche de tirer sur les Zeppelins alentours histoire de piller leurs cargaisons. Quoiqu’il en soit, le jeu est en général basé sur les combats aériens. Normal, High Road To Revenge sans combats aériens et sont lots de cabrioles ne serait pas Crimson Skies. Que ce soit à bord de votre zingue ou de diverses tourelles, votre principale but restera de réduire en poussière les moustiques qui osent se prendre pour de vrais pilotes. Parfois même de drôles de machines faisant office de boss. Ces derniers sont moins faciles à liquider ; mais loin d’être impossible à rendre inutilisable. Parfois on vous demandera même de vous faire discret ou encore de démontrer vos talents de pilotage (des courses chrono sont disponibles sur la majorité des cartes), mais cela est plutôt rare.

Simple mais diablement efficace

Voilà, je viens de résumer en une phrase ce qu’est Crimson Skies. Même s’il est question d’aviation, inutile d’avoir son brevet de pilote pour se tirer des pires situations. Le stick gauche pour diriger, les 2 gâchettes pour tirer, un bouton pour accélérer et un autre pour freiner. Sans oublier un bouton pour interagir avec le jeu. Voilà qui suffit largement pour donner à Crimson Skies autant de plaisirs de jeu que de fun. Certes il y a la possibilité de faire des figures en combinant les 2 sticks, tandis que la croix directionnelle permet de regarder sur plusieurs directions. Mais ces options sont rarement utiles, d’autant que les vues disponibles sont un peu chiches (pas de vu cockpit). Mais qu’importe, jamais on n’a pris autant de plaisirs à voler dans les airs ! L’interface se situe dans la même optique :
- à gauche, la jauge de vie, de carburant (important pour l’accélération et les figures) et le compteur de munitions
- à droite une mini carte

Et la difficulté me direz-vous ? Même constat, c’est simple et accessible mais pas trop car le jeu nous réserve quelques passage plutôt nerveux. L’I.A de vos adversaires (et alliés) est assez correct. Ils sont précis, savent piloter comme il faut et savent surtout prendre la tangente quand vous leur collez au cul. Même si parfois ils sont bizarrement un peu lents, donnent l’impression de suivre toujours le même chemin et effectuent des figures alors qu’un obstacle se dresse devant eux. C’est sûr, ce n’est pas à un simulateur que nous avons affaire, mais bel et bien à un jeu très arcade misant tout sur le fun. Et sur ce point de vu le pari est réussi.

Un moteur graphique qui n’est pas en rade

Bien qu’ils ne soient pas hyper réalistes, les graphismes restent le point fort du jeu. La modélisation des différents engins est tout simplement d’une grande finesse. Même à l’état d’épave avec le moteur en feu, la modélisation reste précise.. On se surprend à être étonné en voyant nos engins (avions ou zeppelins) avec différents impacts et des morceaux de carlingue manquant. Si en voyant cela vous ne comprenez toujours pas qu’il serait temps d’aller voir le garagiste du coin, moi je ne réponds plus de rien. Les paysages imposent le même constat, c’est à vous faire décrocher la mâchoire. Les textures sont magnifiques et les détails foisonnent à l’écran. Et je vous passe les détails des effets pyrotechniques lorsque que vous faites exploser des ennemis ou mieux encore un Zeppelin. On peut également citer d’autres effets comme la pluie qui s’invite à votre ballet aérien ou l’effet de boost (regarder bien le bas de l’écran). C’est tout simplement du grand art. L’animation est quant à elle sans reproche. Les avions volent et enchaînent les figures avec la grâce et la précision à laquelle on peut s’attendre. Une très bonne réalisation qui contribue à donner au jeu un souffle épique peu commun. Et la bande sonore n’y est pas indifférente et reproduit parfaitement l’ambiance des années 30. Tandis qu’on ne se lasse pas des insultes gentillettes de notre héros du style : "J’ai déjà vu de mauvais pilotes, mais là !" Crimson Skies à tout pour avoir le statut d’un des plus beaux jeux de la Xbox, même si l’avenir nous promet d’être de meilleur augure.

"1er vol, 1er saut en parachute ! Pas de chance !"

Voilà le genre de phrases que vous risquez d’entendre bien souvent. Parceque démontrer vos talents en solo c’est une chose, mais en multi c’est une autre paire de manches. La possibilité de jouer jusqu’à 4 en écran partagé offre déjà quelques réjouissances. Bien que la présence d’un mode coopératif aurait été la bienvenue. La campagne s’y prêtait tellement, car on est toujours accompagné par un allié. Dommage. Mais ce n’est rien comparé au Live. L’interface y est tout ce qu’il y a de plus classique sur le Live. Accès à une partie rapide, optimatch, liste d’amis... Rien ne manque sauf peut être la prise en charge des langues. Mais qu’importe, étrangers ou non on s’éclate toujours autant de voir 16 engins entraînés dans des dogfights endiablés. Il y a 6 modes de jeu en tout. Des plus classiques : Deathmatch, Team Deathmatch, Capture de Drapeau. Aux plus délirants : Repli et Repli par équipe, qui consistent à s’approprier un trésor et à le garder le plus longtemps possible. Et le Poulet Fou (mention spéciale), qui consiste à faire la chasse au volatile. Rien que ça. Seulement, 5 cartes disponibles c’est peu. Fort heureusement de futurs téléchargements devraient pallier ce petit défaut et apporter de nouveaux zingues et modes de jeu.

Il y a comme un défaut dans la carlingue

Si vous êtes allé voir la note bien avant d’avoir lu ce test (pas bien), vous devez vous demander : "Mais pourquoi, que 17/20 ?". Et bien par ce que Crimson Skies souffre de quelques défauts. Les missions sont peu variées et consistent bien trop souvent en une succession de missions d’attaques et de défenses. Même si certains passages restent exceptionnels. D’autant que la campagne solo est très courte, on peut en effet en venir à bout en à peine une dizaine heures (voir moins). C’est très peu, voir insuffisant. Faute peut être à une difficulté un peu trop accessible, même les boss s’avèrent ne pas être très difficiles à détruire. Mais je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec son grand frère officiant sur PC. Ce dernier nous montre à quel point certains aspects du jeu auraient put être plus approfondis, comme la possibilité d’améliorer nos avions qui ne se limite qu’à un seul pallier. On aurait bien aimé avoir plus et même pouvoir les personnaliser. Je ne peux donc m’empêcher de poser la question à Fasa : "Mais pourquoi n’avons nous pas eu droit à un Crimson Skies un peu plus identique à son homologue PC ?". De même que l’aspect GTA aurait mérité d’être amélioré. Les choix se limitant souvent à 3 missions (course comprise), dans des cartes qui peuvent sembler bien trop petites.


Points Positifs :
- Simple, accessible et diablement efficace
- L’un des plus beaux jeux Xbox
- Le Live
- L’univers Crimson Skies

Points Négatifs :
- Un peu court
- Missions peu diversifiées
- Le gameplay aurait gagné à être plus poussé
- Peut être un peu trop simple

Portfolio

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Note globale
17/20

Malgré ses quelques défauts, Crimson Skies : High Road to Revenge n’en reste pas moins l’un des meilleurs jeux de la Xbox. Fun, accessible, très beau et bénéficiant d’un univers à la fois unique et passionnant. Si pris séparément, le solo et le Live ne justifie pas forcément l’achat du jeu. L’ensemble lui est incontournable. Alors n’hésitez plus à avoir la tête dans les nuages !

- Les Graphismes : 18 / 20

- La Jouabilité : 18 / 20

- La Bande-son : 17 / 20

- La Durée de vie : 16 / 20

- Le Scénario : 16 / 20

 

Note des lecteurs :   
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