

mercredi 26 novembre 2003, par
Enfin un bon gros shoot bien saignant qui débarque sur notre console préférée. Alors serez-vous le champion de l’arène ou un cadavre ambulant ??
Ce sont un peu les combats de gladiateurs revus et corrigés. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Unreal Championship (UC) est le petit frère d’Unreal Tournament 2003 (UT2K3) sorti sur PC. Lui-même descendant d’une lignée de shoots bourrins initiés par Quake. Le principe est simple : une arène, des armes de destruction massive, des soldats new-age, et vous. Le but : massacrer un max d’adversaires et totaliser une trentaine de morts (voir plus). C’est bourrin, violent, nerveux, mais il n’y a pas plus défoulant. Vous voilà donc prévenus. Evidement ce type de jeu est fait pour être joué entres potes, mais notons tout de même la présence d’une campagne solo (on va y revenir plus tard). On pourrait penser qu’UC se borne à de simples combats à mort. Mais il n’en est rien, car les développeurs ont rajouté pas mal d’innovations qui rajoutent du piquant à une sauce déjà bien relevée.
De nouveaux modes de jeux bien stressants :
Il y a 6 modes en tout. Des classiques : comme le "Deathmatch", "Team deathmatch". Un mode "Survie" fonctionnant comme le mode survie de DOA3. Le "Capture the Flag" qui consiste à aller chopper le drapeau adverse et le ramener chez soi. Mais ce sont les 2 derniers modes qui sont beaucoup plus originaux, et qui mettent encore plus l’accent sur le jeu en équipes et où la performance d’un seul joueur ne suffira pas à faire la différence.
Le premier est le "Bomber Run". Le principe est de chopper une balle plantée en plein milieu de l’arène et de marquer dans le but adverse. C’est un peu comme le football sauf que les fautes (mortelles si possible) sont fortement conseillées.
Le second est le "Double Domination" (mon préféré). Il se déroule également en équipe. Mais cette fois il s’agira de maintenir par n’importe quel moyen (j’ai bien dit n’importe lequel) 2 points stratégiques placés à chaque bout de l’arène, pendant une dizaine de secondes pour marquer 1 point. Avec 2 bonnes équipes ce mode peut devenir très stressant car c’est généralement à la dernière seconde que l’équipe adverse reprend l’un des 2 points.
Un gameplay certes basique mais avec des améliorations.
Tout d’abord on a enfin le droit a une excellente prise en charge des spécificités de chaque perso (résistance, arme favorite, capacité spéciale, rapidité, etc...). Notons aussi la possibilité de faire des doubles sauts, pratique pour éviter quelques tirs ou encore la possibilité de "relever encore plus la sauce" en sélectionnant des variantes avant de commencer la partie.
Mais la véritable innovation est le concept de l’adrénaline, c’est l’idée géniale qui change tout. "L’adrénaline ? KESAKO ?" C’est simple : plus vous buttez de mecs (ou de filles, il y en a aussi) ou en récupérant des pilules d’adrénaline, plus votre jauge d’adrénaline se remplira. Une fois gonflé à bloc vous pourrez déclencher, par l’intermédiaire d’un combo, une capacité spéciale (Vitesse, Berserk, Régénération ou Invisibilité) mais pendant un laps de temps très court, il vous faudra donc les choisir judicieusement et les déclencher au bon moment. Finis donc les divers bonus dispersés aux 4 coins de l’arène, seul demeure le "Double Dommage" et les bonus de santé et de protection.
La solitude de la campagne solo
On le sait ce type de jeu porte la motion "Multijoueur" gravée au fer rouge sur son front. Il n’est donc pas vraiment étonnant que la campagne solo ne soit que d’un niveau correct. Pour la petite histoire, vous montez une équipe afin de remporter le championnat et ainsi gagner votre liberté. Vous faites donc votre team au début de la campagne et c’est parti pour enchaîner les matchs les un après les autres. Vous avez la possibilité d’assigner, avant chaque match, des positions aux membres de votre équipe. Mais malgré l’IA des bots plus que corrects, la campagne n’a que peu d’intérêt si ce n’est celui de faire office d’un simple d’entraînement et de nous familiariser avec les armes et autres spécificités d ’UC. On préférera créer directement sa propre partie contre la console.
Le bonheur du multi
L’écran splitté vous permettra déjà de bien vous éclater, mais l’intérêt d’UC est ailleurs. Oui vous avez deviné, je veux bien-sûr parler du Live. Avec le communicator c’est du pur bonheur (très pratique pour s’insulter), on peut même transformer notre voix. Notons la présence d’un classement très pratique des parties disponibles selon leurs qualités de connections. Il y a également la possibilité de télécharger de nouvelles maps, des patchs. Il y a même un classement mondial, pratique pour savoir notre véritable niveau. Parlez une dernière fois à vos amis, vous ne les reverrez plus.
L’excellente réalisation
On le sait les fps sur la Xbox sont parfaitement jouables, la preuve avec Halo. Mais étant donné qu’UC appartient à un genre de fps nettement plus vif, on pouvait se demander si la jouabilité serait au rendez-vous. Et bien rassurez-vous c’est parfaitement jouable, certes ça ne remplace pas le classique couple clavier/souris (la vibration en moins), mais les commandes répondent au doigt et à l’œil ce qui permet de garder toute la vivacité du jeu. En plus on peut modifier intégralement les boutons comme bon nous semble, même si cela n’est pas vraiment nécessaire puisque les commandes par défaut sont déjà excellentes.
Qui dit Xbox, dit console la plus puissante. Et encore une fois UC ne nous fait pas faux bon, puisque les graphismes sont superbes. Les textures sont détaillées, les décors bien modélisés, les animations superbement bien réalisées (faut voir un cadavre bouger de manière réaliste en fonction du décor). Les persos sont également superbes et variés (même si quelques-uns un se ressemblent un peu trop). En faisant attention on peut même voir les dents de vos adversaires... Avant de leur coller une roquette dans les gencives par ce qu’on n’est pas là pour mater le paysage, mais pour massacrer en masse et en s’insultant par la même occasion. Au passage les armes sont également bien foutues et toutes ont une utilité (oui même le fusil bio). C’est jouissif, il y a des innovations, c’est beau, c’est jouable, bien réalisé, mais...
Mais UC n’est pas exempte de défaut. Surtout au niveau de la campagne solo qui n’est pas vraiment convaincante. Il y a également des (rares) ralentissements, on aurait également bien voulu avoir certaines maps présentes dans UT2K3, et on aurait préféré rester avec les voix en VO, même si la VF n’est pas catastrophique. Mais bon rien ne vous empêche de régler votre Xbox sur la langue Anglaise.
The best =>
2 nouveaux modes originaux
La qualité graphique
Les innovations (adrénaline, etc...)
L’animation
Le live
The worst =>
La campagne solo
Les voix VF
De (rares) ralentissements
Unreal Champioship est le plus gros défouloir de la Xbox. C’est violent, bourrin, et défoulant à souhait. Bien réalisé dans son ensemble, graphiquement beau, avec de bonnes innovations. Malgré la présence d’un mode solo, UC est surtout fait pour être joué en multi.
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